Commune de Leigneux

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  • Coucher de soleil sur l'église de Leigneux
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Place du Chapitre

Le mot Chapitre désigne d’abord la réunion des moines pendant laquelle on fait lecture d’un chapitre de la règle. Dans la religion catholique, le chapitre d’un ordre monastique est l’assemblée des religieux, réunie dans des conditions et pour des raisons définies par la règle. Par extension, les chapitres peuvent aussi réunir les moines, ici les chanoinesses, pour organiser la vie de l’Ordre.

Les chanoinesses sont les dames religieuses régulières de l’ordre de Saint-Augustin, faisant partie d’un chapitre canonial de femmes, sorte de groupe monastique à la règle assouplie. Ces chapitres sont dits Chapitres de dames nobles. Les chapitres de chanoinesses ont été supprimés à la Révolution française, et n’ont jamais été rétablis.

 

A Leigneux, les chanoinesses étaient des bénédictines, donc de l’Ordre de Saint-Benoît, dépendant de l’abbaye de Savigny en Lyonnais. Son emplacement a volontairement été choisi pour privilégier le calme et le recueillement. C’est un lieu isolé, proche d’un cours d’eau sur une source abondante, comme en témoignent les multiples puits et fontaines. Comme les prieurés voisins de Sail sous Couzan et de L’Hôpital sous Rochefort, Leigneux se situe non loin d’un grand axe de communication reliant Lyon à Clermont-Ferrand.

 

La fondation du monastère est attribuée à une religieuse nommée Albane vers 1050. Son tombeau se trouve sous le maître-hôtel de l’église. Le prieuré prit plus tard le titre de Chapitre, puis en 1748 par lettres patentes, Louis XV en fit un chapitre noble, exigeant que chaque demoiselle admise puisse faire preuve de cinq quartiers de noblesse du côté paternel. En 1780, le chapitre de Leigneux est promu au titre d’abbaye, et passe sous la juridiction de l’archevêque de Lyon, la prieure prend le titre d’abbesse.

 

Le patrimoine du prieuré est constitué essentiellement des donations faites par piété envers Dieu pour l’assurance du salut éternel, par les familles nobles du voisinage et les comtes du Forez. Le chapitre était puissant et les premières familles du pays tenaient à y faire recevoir leurs filles. Toute religieuse qui prenait l’habit avait droit à une prébende (droit au logement, à la nourriture et à l’entretien). A cette époque, il se composait des trois digitaires : l’abbesse, la prieure, la sacristine et 42 chanoinesses. La Révolution vint détruire le chapitre, seules trois chanoinesses résistèrent à la crise et restèrent à Leigneux.

 

Jusqu’en 1804, Leigneux dépendit de la commune et de la paroisse de Trelins.

 

En 1827, M. Boclon, curé de la paroisse, installe une école de filles tenue par des religieuses de l’instruction du Puy dans la maison faisant suite aux bâtiments servant d’écuries à l’ancien chapitre. En 1843 fut établi un pensionnat par l’enfant Jésus de Claveisolles dans le même bâtiment que l’école avec une annexe dans l’hôtel en face. Le pensionnat fut fermé en 1863.

 

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