Le succès de la nouvelle formule du vide grenier

Le vide-grenier de Leigneux a mobilisé de nombreux vendeurs dès 5h00 ce deuxième dimanche d'octobre. À 7h30 les premiers chalands sont venus arpenter les rues depuis la place du chapitre jusqu'à la madone. Le soleil matinal a fait oublier l'humidité de la première heure. L'association Leigneux Animation, à l'origine de cette manifestation, a offert aux exposants le café du matin très apprécié. Plusieurs riverains ont également exposé pour l'occasion les encombrants du moment, qui ont fait le bonheur des chineurs. Le stand de petite restauration de la place du chapitre a proposé sandwich, hot dog, pâté aux pommes et boissons. La météo splendide de ce dimanche d'automne, associé à l’enthousiasme des participants, ainsi qu'à la bonne humeur ambiante, ont généré un événement d'un succès inattendu pour cette nouvelle formule. Un grand merci à Leigneux animation et particulièrement à Christian Perret qui a su fédérer une équipe très motivée. Le plébiscite des chalands comme des exposants, laisse augurer une nouvelle édition pour 2022, alors réservons tous le deuxième dimanche d'octobre!

Un village atypique installé dans un ancien chapitre noble

Une histoire entre religion et vie mondaine

L’entrée dans le coeur historique de Leigneux est imposante et savamment organisée. Le Pont des Dames, construit en 1779, conduit par un chemin rectiligne le visiteur jusqu’à un passage couvert permettant d’accéder à la place du Chapitre. Le village est atypique, en forme de clos délimité par d’élégantes maisons mitoyennes du 18e siècle, et au centre duquel se trouve l’église. La vie paisible qui s’y déroule entre mairie, école, logements particuliers, ferait presque oublier le caractère exceptionnel de l’institution qui a animé ce lieu sous les règnes des rois Louis XV et Louis XVI.

 

Un premier couvent de femmes au Moyen Âge

L’historiographie traditionnelle prête à sainte Albane la fondation légendaire, vers 1050, d’un couvent de femmes soumis à la règle bénédictine imposant une vie cloîtrée, en retrait du monde et dévouée à Dieu. Son tombeau visible sous le maître-autel de l’église, ainsi qu’une fontaine miraculeuse qui lui est attribuée sur une placette baptisée de son nom, entretiennent la légende. A cette époque, les couvents de femmes dans le Forez étaient fort peu nombreux. Celui de Leigneux est installé en retrait de tout village existant, sur une colline boisée dont le lieu tire son nom. Peu de documents historiques renseignent sur cette période. L’établissement bénéficie des largesses des comtes de Forez. Du couvent roman, peu de vestiges, qui se résument à quelques chapiteaux de l’ancien cloître jadis situé au nord de l’église. Sans plus de précisions, les religieuses semblent avoir adopté à Leigneux, dès le Moyen âge, quelques particularités dont celle de vivre dans des maisons individuelles et non collectivement, ce qui a certainement préfiguré assez tôt le fonctionnement en chapitre.